FERMETURE DU COLLÈGE DE CORLAY : LES SOCIALISTES 22 DEMANDENT UN MORATOIRE

La fermeture d’un service public structurant sur un territoire constitue toujours une difficulté majeure pour celui-ci. C’est encore plus vrai quand il s’agit du centre Bretagne, du centre des Côtes d’Armor, d’un territoire rural. À Corlay, le collège Pier An Dall est un lieu structurant qui permet le dynamisme et l’attrait de la commune et du canton. Plus encore, il est un instrument essentiel de l’égalité d’accès à l’éducation de tous les enfants. Il en est de même à Saint-Nicolas-du-Pélem.

De ce fait il y a toujours intérêt à privilégier le temps long et la concertation loyale et transparente avec le territoire, ses élus, ses associations, les services et citoyens concernés.

C’est encore plus vrai quand il s’agit de l’éducation, fondement de l’égalité qui fait notre contrat social. Ayons une vision à long terme intégrant les énormes changements de population que nous allons connaître en Bretagne dans les années qui viennent, anticipons les hausses démographiques attendues et préparons ces évolutions avec la population. L’exemple des fermetures des 45 classes en ce début d’année a bien montré, dans les communes, l’erreur que représentait le constat statistique, la froide et simple logique comptable au regard des enjeux éducatifs et de justice. La fermeture d’un collège constitue, à un autre niveau, le même facteur de risque pour un territoire.

Le Parti socialiste combat les baisses de dotations aux collectivités décidées par les gouvernements successifs, considérant que cela constitue une atteinte à l’égalité territoriale et à l’attractivité des territoires ruraux. À l’Assemblée Nationale et au Sénat, les parlementaires socialistes œuvrent pour accroître le budget des services publics au premier rang desquels l’éducation nationale, tandis que le député de la circonscription concernée n’a de cesse de s’y attaquer. C’est du fait de la baisse du budget de l’éducation nationale que les recrutements sont rendus difficiles, créant de fait une offre éducative plus fragile dans les collèges ruraux.

En cohérence, la fédération des Côtes d’Armor du Parti Socialiste appelle à la reprise de la discussion avec le territoire, afin, dans un premier temps, d’assurer la tenue d’un dialogue serein, intégrant les élus locaux, le personnel du collège et les parents d’élèves. Un moratoire construit entre le Conseil départemental, les communes et intercommunalités concernées est nécessaire.

Ne donnons pas au gouvernement ce plaisir d’amenuiser nos services publics comme il le fait avec les hôpitaux et tout ce que la France offre de protections collectives. Engageons immédiatement une autre logique de sauvegarde et de développement des territoires ruraux par leurs services publics.

Antoine Ravard, au nom de la Fédération des Côtes d’Armor du Parti Socialiste

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Antoine Ravard
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